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À Visa pour l’Image, Jérôme Gence explore les mariages virtuels au Japon

Anaïs Delmas-Vidal 2 min de lecture

À Perpignan, Visa pour l’Image accueille une exposition qui intrigue autant qu’elle questionne. Selon lindependant.fr, les photos de Jérôme Gence sont accrochées aux murs de l’église des Dominicains. Le photographe y présente une série consacrée aux mariages virtuels en Asie, un sujet où les liens entre réel et virtuel deviennent difficiles à distinguer.

L’article publié ce jeudi par lindependant.fr revient sur le parcours qui a mené Jérôme Gence jusqu’à ces cérémonies. Le photographe explique s’être spécialisé dans l’impact des nouvelles technologies sur le monde réel. Avant ce travail, il avait documenté les live streamers, ces créateurs qui passent de très longues heures à chanter, danser ou manger devant leur écran pour des fans.

Des chanteuses virtuelles aux cérémonies symboliques

C’est en poursuivant ce sujet qu’il découvre les chanteuses virtuelles, de petits hologrammes capables de danser, chanter et se produire sur scène. Il s’intéresse alors au public, prêt à payer jusqu’à 200 euros pour assister à ces spectacles. Au fil de son immersion, il apprend qu’un Japonais, Kondo, va se marier symboliquement avec Hatsune Miku, personnage virtuel très populaire au Japon.

Selon lindependant.fr, Jérôme Gence parvient à accéder à ce mariage. Kondo souhaite alors devenir le porte-parole des fictosexuels, des personnes qui aiment des personnages virtuels. Le photographe raconte que cette union n’a pas de valeur administrative, mais qu’elle a coûté 15 000 euros. La cérémonie reprend les codes traditionnels du mariage, avec alliances, gâteau, champagne et invités, dont des poupées.

Une exposition à voir aux Dominicains

Le reportage ne s’arrête pas à ce seul cas. Jérôme Gence a aussi rencontré d’autres profils, dont une Japonaise mariée avec ChatGPT et Lucie, une Française de 24 ans installée à Tokyo, liée symboliquement au personnage Mami, issu de la série Rent-A-Girlfriend. D’après lindependant.fr, cette cérémonie a été prise en charge par une société spécialisée dans les mariages 2D.

À l’église des Dominicains, l’exposition donne donc à voir des histoires intimes, parfois déroutantes, mais bien ancrées dans le quotidien de celles et ceux que le photographe a rencontrés. Pour les visiteurs de Visa pour l’Image, c’est une étape forte du parcours perpignanais.

Source : lindependant.fr

Anaïs Delmas-Vidal

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