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À Visa pour l’Image, le photojournalisme défend l’authenticité

Anaïs Delmas-Vidal 2 min de lecture

Ce mercredi, à Perpignan, Visa pour l’Image continue de faire vivre le débat autour de la photographie de presse. Selon madeinperpignan.com, le festival a ouvert, lundi 31 août, une première convention consacrée au métier. Parmi les grands sujets abordés : la place des images générées et la façon de préserver la confiance du public.

La table ronde a réuni plusieurs acteurs du secteur, dont Philippe François, vice-président du CEPIC, Wilfrid Estève, directeur de l’agence Hans Lucas, Thierry Meneau, chef photo aux Échos, et Valerio Vincenzo, chef photo à Géo. Leur point commun : une même inquiétude face à des images de plus en plus difficiles à vérifier, mais aussi une volonté claire de renforcer les pratiques professionnelles.

La confiance passe par le terrain

D’après madeinperpignan.com, les intervenants ont insisté sur le rôle central du photographe. Pour Wilfrid Estève, la confiance repose sur la formation, la déontologie et la démarche sur le terrain. L’agence Hans Lucas s’appuie sur un système interne, son propre logiciel, un centre de formation et un outil d’authentification des photos, Dataflow.

Les chefs photo ont aussi rappelé l’importance de l’œil humain. Le choix d’une image ne repose pas seulement sur un fichier, mais sur une relation avec un photographe, une agence et un contexte de prise de vue. Cette vigilance a toutefois ses limites : les intervenants reconnaissent qu’aucun dispositif ne garantit une certitude totale.

Chartes, traçabilité et nouveaux garde-fous

Pour réduire les risques, certains médias mettent en place des chartes, des référents spécialisés ou des comités mêlant direction, service informatique et juristes. L’objectif est de ne pas laisser la responsabilité d’une publication reposer sur une seule personne.

La traçabilité apparaît aussi comme une piste majeure. La norme C2PA, citée lors de la rencontre, permet de certifier l’origine et l’historique d’un contenu numérique. À Visa pour l’Image, le pari est donc clair : dans un paysage saturé d’images artificielles, la photographie de reportage doit se distinguer par son authenticité, sa méthode et la confiance construite avec le public.

Source : madeinperpignan.com

Anaïs Delmas-Vidal

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