PerpignanÉvasion
Expos & culture

Visa pour l’Image 2025 à Perpignan : 25 expositions gratuites et six soirées de projections

Anaïs Delmas-Vidal 7 min de lecture
Festival photo Perpignan 2025 : Visa pour l’Image, programme imprimé et photos en salle

La 37e édition de Visa pour l’Image, le festival international de photojournalisme de Perpignan, se déroule du 30 août au 14 septembre 2025. Pendant plus de deux semaines, la ville accueille des expositions, des projections et des rencontres consacrées aux reportages qui documentent l’actualité mondiale. Les expositions et les projections sont gratuites, dans plusieurs lieux culturels et patrimoniaux de Perpignan.

Les dates et horaires à retenir pour Visa pour l’Image

Les expositions du festival photo de Perpignan 2025 sont ouvertes tous les jours, de 10 h à 20 h, du 30 août au 14 septembre. Cette amplitude permet d’organiser une visite sur quelques heures, de revenir sur une série ou de répartir le parcours sur plusieurs journées.

Rendez-vous Période Horaires ou repères Accès
Expositions photographiques Du 30 août au 14 septembre 2025 Tous les jours, de 10 h à 20 h Gratuit
Projections au Campo Santo Du 1er au 6 septembre 2025 À partir de 21 h 30 Gratuit
Rencontres, débats et conférences Pendant le festival Selon la programmation Inscription possible selon l’activité
Programme scolaire Du 15 au 26 septembre 2025 Selon les créneaux dédiés Inscription dédiée

La gratuité ne signifie pas que toutes les activités sont accessibles sans formalité. Certaines rencontres, conférences, lectures de portfolios, visites virtuelles ou activités destinées aux groupes peuvent demander une inscription préalable. Avant de vous déplacer, vérifiez le programme officiel de Visa pour l’Image, les horaires, les jauges et les éventuelles modifications de dernière minute.

25 expositions pour regarder l’actualité autrement

L’édition 2025 annonce 25 expositions et 2 expositions invitées. Elles réunissent des photographes et des journalistes qui travaillent au plus près des événements, parfois dans des conditions difficiles. Chaque ensemble s’inscrit dans une démarche documentaire, avec une histoire, un territoire, des protagonistes et un contexte à comprendre.

Des sujets internationaux, de la guerre à l’environnement

Les séries présentées abordent les guerres et leurs conséquences civiles, les crises politiques et sociales, les migrations et les catastrophes environnementales. Le programme s’intéresse aussi au sport et à la culture. Cette diversité montre que le photojournalisme ne se limite pas aux zones de conflit. Il suit également les transformations lentes, les résistances locales, les inégalités et les formes de solidarité.

Face à une image de presse, le visiteur peut s’interroger sur ce qui précède et ce qui suit la photographie. Qui l’a produite ? Dans quelles circonstances a-t-elle été réalisée ? Quel récit rend-elle visible ? Ces questions permettent de replacer l’image dans son enquête et de la distinguer d’une photographie isolée, diffusée sans explication.

Un parcours dans les monuments de Perpignan

Les expositions sont réparties dans plusieurs lieux culturels et monuments de Perpignan. La visite prend ainsi la forme d’une déambulation urbaine : on passe d’un reportage à un autre, d’une salle à une chapelle ou à un espace patrimonial. Les conditions de découverte varient d’un site à l’autre. Prévoyez des chaussures confortables et évitez de vouloir tout voir trop rapidement.

Pour une première visite, choisissez deux ou trois thématiques qui vous intéressent, puis gardez du temps pour les découvertes imprévues. Une exposition de photojournalisme demande souvent une lecture attentive. Les légendes, les cartels, les dates et les témoignages complètent les images et participent à la compréhension du reportage.

Les projections du Campo Santo : six soirées d’images et de récits

Le Campo Santo accueille les projections en plein air, prévues du 1er au 6 septembre à 21 h 30. Ces six soirées proposent un autre rapport aux images. Les reportages sont projetés en grand format et accompagnés d’une narration qui les replace dans l’actualité. La séance donne aussi à entendre la voix de leurs auteurs ou des personnes concernées par les sujets présentés.

Une projection complète permet de suivre la construction d’un reportage. Une photographie fixe un instant, tandis que l’enchaînement des images fait apparaître une chronologie, des contrastes et des conséquences. Dans le cadre nocturne du Campo Santo, la séance collective invite aussi à regarder ensemble des réalités parfois difficiles à affronter seul.

Le parcours peut commencer par une exposition, se poursuivre avec une projection, puis s’enrichir d’une rencontre avec un photographe. Cette succession aide à comprendre la chaîne éditoriale d’un reportage : enquête, accès au terrain, sélection des images, rédaction des légendes et diffusion. L’image prend alors sa place dans un travail d’information plus large, au lieu d’être reçue comme un simple élément de flux.

Rencontres, lectures de portfolios et prix : le festival côté journalisme

Visa pour l’Image ne se limite pas aux expositions. Le programme comprend des rencontres avec des photographes, des débats, des conférences, des signatures de livres et des lectures de portfolios. Ces rendez-vous donnent accès aux méthodes du reportage photographique : préparation d’un sujet, relation avec les personnes photographiées, sécurité sur le terrain, vérification des informations et construction d’un récit visuel.

Ils permettent aussi de mieux comprendre les choix qui précèdent la publication d’une série. Le photographe explique son accès au terrain, la sélection des images et la manière dont les légendes accompagnent le récit. Pour le public, ces échanges prolongent la visite et donnent des repères pour analyser les photographies avec davantage de recul.

Les Visas d’Or et les autres distinctions

Les prix occupent une place importante dans le festival. Huit Visas d’Or, six prix spécialisés et quatre bourses sont annoncés dans différentes catégories. Ces distinctions récompensent des travaux journalistiques qui demandent du temps, des déplacements et une réelle indépendance éditoriale.

Parmi les récompenses figure le Visa d’or de l’Information Numérique franceinfo, organisé pour sa 10e édition et doté de 8 000 euros. Les prix ne reposent pas uniquement sur l’impact d’une image. Ils prennent aussi en compte la précision du reportage, sa capacité à rendre une situation complexe compréhensible et la valeur des documents produits pour éclairer le débat public.

Un rendez-vous aussi utile aux scolaires

Le festival propose des ressources pédagogiques et des activités destinées aux enseignants et aux élèves. Les semaines scolaires, prévues du 15 au 26 septembre, prolongent les expositions par un travail d’éducation aux médias et à l’information. Les activités permettent d’analyser le cadrage, la légende, le point de vue et la circulation d’une image.

Cette approche offre un support concret pour exercer l’esprit critique. Les élèves peuvent comparer ce que montre une photographie avec les informations qui l’accompagnent, puis réfléchir à la façon dont une image influence la compréhension d’un événement. Les activités scolaires sont accessibles sur inscription dédiée, selon les créneaux prévus.

Préparer une visite efficace à Perpignan

Pour une première découverte, prévoyez une demi-journée afin de voir quelques expositions sans précipitation. Une journée entière permet d’alterner les parcours dans la ville et une projection le soir. Les visiteurs qui restent plusieurs jours peuvent organiser leur programme autour des rencontres, des conférences et des soirées du Campo Santo.

  • Avant de venir : consultez le programme détaillé par jour et repérez les lieux qui vous attirent.
  • En journée : commencez par les expositions les plus éloignées ou les plus importantes pour vous, puis gardez du temps pour lire les textes d’accompagnement.
  • Le soir : arrivez en avance au Campo Santo pour les projections en plein air, surtout si vous souhaitez être bien installé.
  • Pour les rencontres : vérifiez si une inscription est nécessaire et si le nombre de places est limité.
  • Pour les groupes : anticipez les modalités spécifiques des activités scolaires et des visites virtuelles.

Avant votre venue, consultez le programme officiel pour connaître les horaires actualisés, les modalités d’inscription et la répartition des activités. Les expositions gratuites, les projections collectives et les échanges avec les professionnels permettent de découvrir le photojournalisme tout en prenant le temps de replacer les images dans leur contexte.

Anaïs Delmas-Vidal

Partager cet article

Retour en haut