PerpignanÉvasion
Expos & culture

À Visa pour l’Image, Laurent Ballesta plonge dans la nature sous-marine

Anaïs Delmas-Vidal 2 min de lecture

La photographie de nature prend davantage de place à Visa pour l’Image. Cette année, le festival perpignanais accueille Loin du ciel, l’exposition de Laurent Ballesta au Couvent des Minimes. Biologiste et photographe sous-marin, il y réunit dix années d’exploration des profondeurs, selon madeinperpignan.com.

Requins de l’atoll de Fakarava, raies diables de mer observées au large du Mexique, anémone du golfe du Lion : les images conduisent le public de l’Antarctique aux Philippines, en passant par le cap Corse. Elles montrent des animaux et des paysages sous-marins que le photographe a rencontrés au fil de ses expéditions.

Un regard sur une Méditerranée qui change

Au-delà des images spectaculaires, l’exposition raconte les transformations rapides de la biodiversité marine. Laurent Ballesta suit notamment les effets du réchauffement de l’eau en Méditerranée. En Corse, il observe l’arrivée vers le nord d’espèces auparavant présentes plus au sud, comme les poissons-perroquets, le poisson-lapin, la rascasse volante ou le requin peau bleue. Il constate aussi la raréfaction des loups, des congres et des requins pèlerins.

Son travail ne se limite pas à documenter les dégâts. Il recherche également des espaces préservés, des écosystèmes résistants et des formes de vie encore méconnues. Cette approche apporte à Visa pour l’Image une autre lecture du photojournalisme : celle d’une nature fragilisée, mais dont les capacités de résilience restent visibles.

Un premier prix environnemental pour le photographe

La présence de Laurent Ballesta à Perpignan marque aussi une évolution du festival. Pour cette 38e édition, Visa pour l’Image lui a remis le premier Prix Écologie 360 – Reporters d’Espoirs, créé cette année pour distinguer la photographie environnementale. Le jury récompense trois décennies d’observation des océans, de leur dégradation comme de leur résilience.

Pour réaliser ses reportages, son équipe développe des techniques permettant de descendre plus profondément, de rester plus longtemps sous l’eau et de s’approcher des animaux avec discrétion. L’exposition invite ainsi à regarder un monde sous-marin encore largement inconnu.

Source : madeinperpignan.com

Anaïs Delmas-Vidal

Partager cet article

Retour en haut